L'UM passe à l'énergie solaire

L'UM passe à l'énergie solaire

Engagée depuis longtemps déjà en faveur de la transition énergétique, l’Université de Montpellier accélère ce processus en investissant dans l’énergie solaire. Trois centrales photovoltaïques installées à Nîmes, à Richter et sur le campus de Saint-Priest permettront de réduire l’empreinte environnementale de l’établissement tout en allégeant sa facture énergétique.

Vue d'ensemble de plusieurs rangées de panneaux solaires installés sur un toit plat, disposés en lignes parallèles. À l'arrière-plan, on aperçoit plusieurs immeubles de faible hauteur sous un ciel bleu limpide.

Vu d’en bas, le changement est très subtil, mais si vous prenez un peu de recul, vous apercevrez un nouveau reflet sur les toits du bâtiment D du campus Richter. Il s’agit du reflet des panneaux solaires qui viennent d’être installés et qui entrent désormais en phase de test. « Il s’agit de la première des trois centrales solaires prévues sur les campus de l’UM. Elle sera bientôt suivie de deux autres qui seront installées à l’IUT de Nîmes et sur le campus de Saint-Priest », explique Bernard Maurin, vice-président chargé de l’immobilier.

Trois lieux, trois ambiances

Ces trois sites n’ont pas été choisis au hasard pour ces installations.« Pour installer des panneaux solaires sur un bâtiment, il faut non seulement que les toits soient bien orientés, mais aussi qu’ils se prêtent à ce type d’aménagement. Or, sur le campus de Triolet, les toits abritent généralement de nombreux équipements techniques qui compliqueraient l’installation. »

L'électricité produite sur le bâtiment du MoMa alimentera l'ensemble du campus Richter, tandis que celle produite à l'Institut universitaire de technologie de Nîmes profitera également à la Faculté de médecine située à 1 kilomètre de là. Cela est rendu possible grâce au nouveau dispositif national d'autoconsommation collective, qui permet de répartir la production d'électricité entre plusieurs bâtiments.

La centrale électrique qui sera installée dans le bâtiment 5 du campus de Saint-Priest ne sera pas reliée aux autres bâtiments, et ce pour une bonne raison :«sa consommation de base est élevée car elle abrite de nombreuses salles blanches et des ordinateurs, des équipements très gourmands en énergie,spécifiques aux activités de recherchequi y sont menées»,expliqueBernard Maurin, qui souligne que ces trois types de centrales différentes permettront d’acquérir «une expérience variée sur le terrain ».

Remboursé en 6 ans

L'établissement a également profité de ces projets pour refaire l'étanchéité de certaines toitures et renforcer leur isolation, ce qui contribue également à limiter les déperditions d'énergie dans les bâtiments. Ces trois centrales photovoltaïques représentent au total 1 260 m² de panneaux installés sur les toitures, d'une puissance de 300 kWc, ce qui permettra une production annuelle d'environ 400 MWh. «Le coût de ces centrales, d’un montant de 300 000 €, a été financé dans le cadre du contrat d’objectifs, de moyens et de performances signé par l’université avec l’État, les autres travaux ayant été pris en charge par l’établissement»,expliqueBernard Maurin.

Cette initiative permettra à l’UM de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, tout en réalisant des économies financières. «Nous estimons que cet investissement sera amorti en seulement six ans », explique Bernard Maurin. Si le projet se justifie pleinement d’un point de vue écologique et économique, il s’inscrit également dans le cadre des missions de recherche et de formation de l’UM. Le volet recherche sera mené sur le campus de Saint-Priest, où une équipe profitera de cette installation pour mettre en place ses propres panneaux, de nouveaux modèles actuellement en phase d’essai, dont les chercheurs souhaitent explorer tout le potentiel. Le volet formation se déroulera à l’Institut universitaire de technologie de Nîmes, où les étudiants en génie électrique, en informatique industrielle et en génie civil pourront travailler sur les données de production afin de suivre le fonctionnement de l’installation en temps réel.

Réduisez votre consommation

Si le photovoltaïque est actuellement sous les feux de la rampe, cette opération s’inscrit dans la stratégie globale de transition énergétique de l’établissement. «Parallèlement, l’UM réduit progressivement ses émissions de CO₂ et sa dépendance au gaz en se raccordant à différents réseaux de chauffage urbain»,ajoute BernardMaurin. « Cela représente déjà la moitié de sa superficie (undemi-million de mètres carrés). »Ce chiffre atteindra bientôt les deux tiers avec le raccordement prochain de la Faculté de pharmacie et de l’Institut universitaire de technologie de Montpellier au réseau de chauffage Nord-Alco, actuellement en cours de construction par la communauté d’agglomération de Montpellier.«Ce choix garantit également une plus grande stabilité des prix et a évité à l’établissement de voir sa facture multipliée par trois ou par quatre lorsque les prix du gaz ont explosé», expliquele vice-président chargé de l’immobilier.

« Toutes ces initiatives s’inscrivent dans le cadre des différentes actions prévues par le plan directeur de transition écologique de l’UM, un document structurant qui définit l’engagement de l’établissement à réduire l’impact environnemental de ses activités »,souligne Frédérique Carcaillet, vice-présidente chargée des questions environnementales. 

«Et si toutes ces mesures visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à notre consommation d’énergie, nous ne devons pas oublier que le plus important est de réduire notre consommation. La transition vers des énergies à faible empreinte carbone va de pair avec l’efficacité énergétique, et cela concerne tout le monde », insiste Frédérique Carcaillet. À l’UM, on n’oublie pas d’éteindre les lumières.

Source originale : L'UM passe à l'énergie solaire – Université de Montpellier